Chemin de navigation

Autres outils

  • Version imprimable
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte

Le Conseil appelle les États membres de l'UE à favoriser davantage la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale

01/07/2011

Le 17 juin, lors de la réunion du Conseil Emploi et affaires sociales, les ministres ont débattu des politiques et des mesures permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale dans le contexte de l'évolution démographique. Les conclusions adoptées par le Conseil visent à promouvoir les politiques favorables à un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle dans le contexte des réponses à apporter aux défis démographiques et afin d'appuyer la stratégie Europe 2020.

Les ministres ont souligné l'importance cruciale d'apporter un meilleur appui aux mesures de conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. En effet, cet appui renforcé permettra non seulement aux hommes et aux femmes de mieux équilibrer leur vie mais contribuera aussi à la réalisation d'objectifs politiques majeurs de l'UE en termes de croissance et d'emploi.

Stimuler l'emploi des femmes, une politique cruciale

Le Conseil a rappelé que le vieillissement de la population de l'Europe aura un impact majeur sur sa société et son économie. Pour relever les défis démographiques et répondre aux besoins du marché du travail, il est impératif d'atteindre un taux d'emploi des femmes de 75 %, chiffre visé par l'UE. Toutefois, pour y parvenir, il est impératif de mettre en place des politiques familiales durables garantissant l'égalité des hommes et des femmes au travail et un équilibre entre vie familiale et vie professionnelle également plus favorable aux familles sur le marché du travail.

Le Conseil a également souligné que les défis démographiques devaient être relevés à l'aide de stratégies cohérentes et à long terme, à adopter par les gouvernements des États membres. De même, l’accent a été mis sur le rôle clé que l'Alliance européenne pour les familles peut jouer dans l'échange, entre les États membres de l'UE, de connaissances sur les politiques favorables aux familles.

Des régimes de temps de travail flexibles et des services de qualité pour l'accueil des enfants, facteurs clés d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale

Dans les conclusions adoptées par le Conseil, plusieurs mesures ont été proposées pour vaincre les obstacles à la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Ces mesures consistent notamment à :

  • promouvoir des régimes de travail flexibles et différentes formes de congés, tant pour les femmes que pour les hommes (congé parental, possibilité de travailler à temps partiel) ;
  • offrir suffisamment de services d'accueil abordables et de haute qualité pour les enfants, et d'infrastructures de soins pour les autres personnes dépendantes ;
  • encourager les employeurs à proposer à leurs salariés des services de garde d'enfants et d'autres formes d'aide aux familles ;
  • tenir compte des besoins des familles, en particulier des plus vulnérables, notamment les familles nombreuses et les familles monoparentales.

Par ailleurs, la participation et l'implication actives des hommes dans ces mesures de conciliation sont également considérées comme capitales pour atteindre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et familiale. En effet, tant les hommes que les femmes peuvent bénéficier des politiques d'emploi favorables aux familles et du partage équitable du travail non rémunéré et des responsabilités dans le ménage. À cet égard, il convient de s'attacher à résoudre le problème des conceptions stéréotypées des rôles des hommes et des femmes.

Enfin, les ministres ont insisté sur l'importance de réunir les mesures prises et les progrès accomplis dans le contexte des instruments, ressources et organes existants afin de renforcer l'apprentissage mutuel. Ils ont souligné le rôle clé de l'Alliance européenne pour les familles, grâce à laquelle un vaste échange de bonnes pratiques a lieu entre les États membres.

Congé de maternité

Par ailleurs, le Conseil a pris note d'un rapport sur l'état d'avancement des travaux menés récemment sur la proposition visant à modifier la directive relative à la santé et à la sécurité des femmes enceintes, accouchées ou allaitantes au travail. Plusieurs ministres ont fait part de leurs préoccupations quant à la proposition de la Commission et l'avis rendu par le Parlement en première lecture.

Certains ministres, eu égard aux divergences de vues qui ont été constatées, ont préconisé que le Conseil envisage d‘interrompre ses travaux sur ce sujet, tandis que d'autres ont insisté sur la nécessité de les poursuivre.

 

For further information

Subscribe
Unsubscribe