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Face au défi démographique, il faut agir à l’échelon de l’UE estiment les ministres en charge des affaires familiales

14/04/2011

À la fin de cette réunion informelle, le trio présidentiel (Espagne, Belgique et Hongrie) ainsi que la Pologne, prochain pays qui assurera la présidence tournante du Conseil, ont signé une déclaration portant sur l’impact de la conciliation de la professionnelle et familiale sur le changement démographique. La Présidence hongroise a également proposé que l’Union européenne déclare 2014 Année européenne des familles.

Déclin de la population européenne à partir de 2035

Dans son discours d’ouverture, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, a appelé a un soutien renforcé à la politique familiale au niveau européen. Il a aussi expliqué que selon lui, l''UE ne doit pas construire son avenir sur l''immigration mais qu’elle doit plutôt renverser les tendances démographiques afin de préserver sa compétitivité internationale.

Gabriella Vukovics, Présidente de l’Office central de statistiques de Hongrie, a indiqué que la population diminuait déjà dans huit États membres, et que dans plusieurs autres pays, l’immigration est à présent le seul facteur qui permet d’enrayer le déclin démographique. Les projections montrent que la population européenne commencera à diminuer en 2035, malgré l’immigration.

Les ministres ont ensuite présenté un aperçu de leurs programmes de soutien aux familles et des expériences menées dans leur pays. Plusieurs d’entre eux ont souligné qu’un défi majeur sera d’augmenter durablement le taux de fécondité. Un défi qui pourra être relevé en permettant aux couples d''avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent et en mettant en place des conditions favorables à leur choix.
Les ministres ont également débattu de la nécessité d’une action à l’échelon européen, même  si les questions démographiques relèvent de la compétence des États membres. Plusieurs d’entre eux estiment que la lutte contre la pauvreté est la première mesure permettant de relever les défis démographiques. Ils se sont mis d’accord sur la nécessité de mettre en œuvre une approche multidimensionnelle, incluant une plus grande flexibilité du travail, une meilleure répartition des rôles homme-femme au sein des familles et des systèmes de financement appropriés.

Des initiatives européennes pour relever ces défis

László Andor, commissaire européen en charge de l''emploi, des affaires sociales et de l’inclusion, a présenté le troisième rapport démographique jpeg(103 kB)récemment publié par la Commission européenne. Celui-ci révèle que les Européens vivent plus longtemps et en meilleure santé, mais que la population en âge de travailler commencera à diminuer dès l''année prochaine. Malgré une légère tendance à la hausse, les taux de natalité restent peu élevés. Le commissaire a souligné que « les immigrés et l’augmentation de l’âge de la retraire étaient aussi nécessaires l''un que l''autre pour relever ces défis particulièrement complexes. »
Il a également épinglé deux initiatives phares de la Stratégie Europe 2020 qui visent à inverser ces tendances défavorables et à aider les familles. La Stratégie pour des compétences nouvelles et des emplois propose des mesures visant à porter le taux d''emploi des hommes et des femmes âgés de 20 à 64 ans à 75 % d''ici à 2020. « Conformément à la Plateforme européenne contre la pauvreté et l’exclusion sociale, les États membres sont tenus de définir et de mettre en œuvre des mesures tenant compte de la situation spécifique des groupes vulnérables, tels que les familles monoparentales », a-t-il ajouté.

Vers une politique européenne

Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de la réunion, Miklós Réthelyi, ministre hongrois aux ressources nationales, a déclaré : « Nous sommes ravis de constater que, même si la politique familiale relève de la compétence des États membres, la nécessité d''une approche européenne dans ce domaine fait à présent l''objet d''un consensus. »

Le commissaire László Andor s’est réjoui de l''organisation de cet événement: « L’initiative de la Hongrie nous a vraiment permis de poursuivre nos efforts à un nouveau niveau ; grâce à cela, les prochaines Présidences pourront également aborder ces questions. Le commissaire a par ailleurs félicité les futures Présidences polonaise et danoise qui se sont engagées à maintenir la politique familiale en bonne place de leur agenda.

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