Chemin de navigation

Autres outils

  • Version imprimable
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte

Un jardin d’enfants avant la maternelle

01/09/2009

Expérience pilote lancée en France depuis septembre 2009, les jardins d’éveil se situent entre la halte-garderie et l’école maternelle et s’adressent aux enfants de deux à trois ans. Le gouvernement financera 8000 places dans ces nouvelles structures d’ici 2012, à hauteur d’un montant global de 25 millions euros. Ces expériences seront développées en impliquant la participation de différents acteurs, en particulier les responsables locaux.

Structures d’accueil pour des enfants de 2 à 3 ans

La France est l’un des rares pays, avec la Belgique, à accueillir des enfants dès l’âge de deux ans à l’école maternelle. Un récent rapport du Sénat (le rapport Papon ), rédigé par un groupe d’évaluation de la scolarisation des plus jeunes, estime que l’école offre «un milieu peu adapté aux enfants de deux ans» et est «une fausse bonne idée pour la réussite scolaire». Par ailleurs, le taux de scolarisation des tout petits est tombé de 35 % à 21 % entre 2000 et 2008, en variant cependant sensiblement selon les régions (60% de fréquentation en Bretagne contre 5% dans la grande banlieue parisienne).

Face à ces constats, c’est aux 2-3 ans que s’adresse le projet pilote des jardins d’éveil. Ceux-ci s’inscrivent dans une politique d’extension de l’accueil aux très jeunes enfants. Les jardins doivent associer à la fois un projet éducatif préparant à l’école maternelle et un projet social facilitant leur accès aux familles en difficulté. Le personnel sera qualifié dans le domaine de la petite enfance, avec un encadrement plus resserré qu’à l’école : trois adultes auront en charge un groupe de 8 à 12 enfants de moins de 3 ans.

Côté budget

Ces jardins d’éveils expérimentaux bénéficieront, sur quatre ans, d’un budget de 25 millions d’euros, cofinancé par la Caisse nationale d’allocations familiales (8,8 millions), les collectivités territoriales et la participation des familles. Le financement s’élèvera en moyenne à 2 900 € par place et par an.

Les projets de création peuvent être présentés par divers candidats (commune, établissement public, association, entreprise, etc.), à condition que les pouvoirs publics municipaux aient accepté le principe de cette innovation. Le premier jardin d’éveil a ouvert ses portes à Caussade (Tarn et Garonne). Il offre 24 places, est ouvert 200 jours par an de 8h à 18h et coûtera aux parents de 45 à 425 € par mois pour un enfant hébergé à plein temps.

Une initiative discutée

Cette expérience n’est pas sans soulever de débats. Pour les principaux syndicats d’enseignants, elle est, sous des couverts pédagogiques, dictée par des impératifs économiques et masque le souhait de supprimer des postes à l’école maternelle. Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille, précise quant à elle qu’il ne s’agit pas de se substituer à l’école mais de développer des modes d’accueil spécifiques pour les tout petits.

Sur le plan pédagogique, les avis sont partagés. Les uns y voient une initiative positive de développement et de socialisation, notamment pour les enfants des milieux moins favorisés. Les autres estiment qu’à deux ans on a encore besoin d’attentions particulières dans un milieu plus familial.


For further information

Contact : Ibrahim Moussouni
Tél. +33-140 568 632
Email : ibrahim.moussouni@sante.gouv.fr

Rapport Papon
Guide à l’usage des maires pdf

 
Subscribe
Unsubscribe