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Royaume-Uni: Développer les perspectives d’emploi afin de lutter contre la pauvreté des enfants et des familles et de réserver un avenir meilleur à chaque enfant

Le gouvernement britannique s’est engagé à mettre tout en Ĺ“uvre afin de lutter contre la pauvreté infantile et d’augmenter les chances de réussite de chaque enfant. Dans son projet de loi sur le travail et la réforme de l’assistance sociale, il développe une nouvelle approche dont l’objectif principal est de s’assurer que les parents soient en mesure de travailler et que les enfants issus de milieux défavorisés aient la possibilité d’obtenir d’excellents résultats scolaires. Les propositions du projet de loi présentent de nouvelles mesures visant à offrir de nouvelles perspectives aux enfants issus de familles dont les membres n’exercent aucune activité professionnelle, ainsi qu’à encourager la réussite scolaire.

Soutenir les familles les plus vulnérables

Le gouvernement britannique compte sur le crédit universel, une nouvelle allocation révolutionnaire mise en place dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, pour aider les personnes défavorisées à sortir de la pauvreté en améliorant leurs conditions de vie et en les préparant à une plus grande indépendance. Grâce à des prestations et à des services d’assistance adaptés aux familles les plus exposées au risque d’être touchées par la pauvreté, le crédit universel peut contribuer à la réalisation de nombre d’objectifs fixés à l’échelle nationale et européenne, notamment celui de la stratégie Europe 2020 visant à lutter contre la pauvreté.

À l’été 2015, le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé qu’il adopterait une nouvelle approche afin de lutter contre la pauvreté infantile et d’offrir de meilleures perspectives d’avenir à chaque enfant. Il s’agit désormais de prendre des mesures concrètes pour s’attaquer aux causes de la pauvreté infantile, au lieu de se contenter d’en éliminer simplement les signes apparents. Le dernier bilan d’Eurostat démontre qu’entre 2013 et 2014, au Royaume-Uni, la proportion de personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale était passée de 24,8 % à 24,1 %. Les statistiques rappellent également qu’en 2014, 31,3 % des jeunes de moins de 18 ans vivaient dans des familles susceptibles de passer sous le seuil de pauvreté, soit une baisse de 1,3 point du pourcentage depuis l’année 2013. Les chiffres d’Eurostat permettent d’évaluer les progrès effectués dans le cadre de l’objectif fixé par la stratégie Europe 2020 impliquant la réduction du nombre de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale d’au moins 20 millions, à travers l’Europe.

Le gouvernement allège également les coûts de prise en charge des enfants pour les familles en recherche d’emploi. Son objectif est de sortir la majorité des enfants de la pauvreté, si au moins l’un des deux parents travaille 35 heures par semaine et perçoit le salaire minimum (ou 24 heures, s’il s’agit d’une famille monoparentale).

Une aide à la prise en charge des enfants

Actuellement, tous les enfants âgés de trois et quatre ans ont la possibilité d’assister gratuitement à des programmes préscolaires à raison de 15 heures par semaine et ce, 38 semaines par an. L’âge de scolarité obligatoire, fixé à cinq ans au Royaume-Uni, est l’un des plus bas d’Europe. Chaque année, les autorités locales sont tenues de remettre des rapports faisant état des mesures prises pour offrir une prise en charge adéquate des enfants afin de répondre aux besoins de leurs parents.

Programmes préscolaires pour les enfants de deux ans

Récemment approuvé par le Parlement britannique, un projet de loi sur la protection de l’enfance propose de rallonger ce programme éducatif de 15 heures supplémentaires par semaine lorsque les parents ont un emploi. Ainsi, les parents en activité pourront bénéficier de 30 heures hebdomadaires de prise en charge gratuite de leur enfant entre trois et quatre ans.

Cette extension de 15 heures d’éducation préscolaire devrait être mise en pratique en septembre 2017. Afin d’évaluer la meilleure façon d’élargir le programme à 30 heures, certaines circonscriptions pourront proposer cette option dès septembre 2016.

Ces programmes d’éducation financés par l’État ne sont que l’une des nombreuses mesures favorisant la prise en charge des enfants. À compter du mois d’avril 2016, la contribution du gouvernement à la prise en charge des enfants passera de 70 % de la part « garde d’enfant » du crédit d’impôt des personnes ayant un emploi à 85 % sous le crédit universel.

Dès le début de l’année 2017, les parents en activité pourront également bénéficier du régime d’aide à la prise en charge des enfants, le « Tax-Free Childcare ». Ce dernier s’applique aux enfants jusqu’à l’âge de 12 ans, ou de 17 ans pour les enfants en situation de handicap. Les familles pourront recevoir jusqu’à 2 000 livres sterling (soit environ 2 580 euros) par enfant et par an. Les parents d’enfants souffrant de handicap, quant à eux, pourront bénéficier d’une aide financière allant jusqu’à 4 000 livres sterling (soit environ 5 150 euros) par enfant et par an.

Le congé parental partagé est entré en vigueur en avril 2015 et le gouvernement prévoit d’élargir son programme de salaire et de congé parental partagé (Shared Parental Leave and Pay) en incluant également les grands-parents en activité.

Les services de garde d’enfants ont su montrer qu’ils étaient en mesure de se développer et de s’adapter. Ils l’ont prouvé en parvenant, notamment, à prendre en compte la dernière modification du Parlement incluant les enfants de deux ans issus de milieux défavorisés au programme préscolaire.

Soutien et aide aux familles en situation de rupture

Actuellement, le système de prise en charge de l’enfant est en pleine réforme au Royaume-Uni. L’objectif du gouvernement est d’assurer un meilleur accompagnement des parents séparés et de les aider à trouver des arrangements à l’amiable au sein de leur famille. Les parents pourraient ainsi s’accorder entre eux sur le type de pension et le montant à verser suite à une séparation, sans obligatoirement avoir recours à l’organisme officiellement en vigueur, la Child Support Agency, ni aux tribunaux. Afin de soutenir les parents ne parvenant pas à s’entendre, le gouvernement a mis en place une version améliorée du programme réglementaire de 2012, le Child Maintenance Service, un service de prise en charge des enfants, qui, à terme, remplacera les programmes actuels du Child Support Service.

En cas de rupture conjugale, le gouvernement veille à ce que l’intérêt des enfants soit préservé en subventionnant des services d’aide destinés aux parents séparés ou en cours de séparation. Il a récemment investi 448 millions de livres sterling pour aider les familles dont les besoins sont nombreux et délicats. Ces fonds devraient radicalement changer la manière dont ces familles sont soutenues, de sorte qu’elles aient ainsi la possibilité d’un nouveau départ.

Depuis mai 2012, la plupart des parents célibataires, dont le plus jeune enfant est âgé de cinq ans, n’ont plus la possibilité de toucher l’aide au revenu (Income Support) lorsqu’ils en font la demande en invoquant uniquement leur monoparentalité. Cette dernière mesure vise à inciter les parents célibataires à chercher un emploi. S’ils ne reprennent pas d’activité professionnelle, les parents célibataires peuvent, sous réserve de remplir les conditions requises, demander l’allocation chômage (Jobseeker’s Allowance), s’ils sont en mesure de travailler, ou l’allocation de travail et de soutien (Employment and Support Allowance), s’ils sont moins disposés à travailler ou si leur état de santé ne le permet pas.

Dernières mise à jour du profil de pays : janvier 2016.