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La Belgique: leader dans le domaine de l’enseignement préscolaire

La Belgique présente un taux élevé d’enfants inscrits en structures d’accueil officielles avant l’âge de scolarité obligatoire, et le taux d’enfants belges confrontés à un risque de pauvreté et d’exclusion sociale est inférieur à la moyenne européenne : 23,2 % par rapport à 27,7 % en 2014. Le pays a donc de bons résultats concernant les mesures en faveur des enfants. Le taux d’emploi reste cependant inférieur à la moyenne européenne, et l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes s’élevait à 9,8 % en 2013 (chiffre tout de même inférieur à la moyenne de l’UE de 16,3 %).

Accès à des ressources suffisantes

Congé parental

Le congé parental se présente sous plusieurs formes : quatre mois à temps complet, 8 mois à mi-temps ou 20 mois à 80 % du temps de travail normal. Ces différentes options, qui sont à la disposition des deux parents, peuvent être combinées de manière flexible. Il est par exemple possible de prendre un mois de congé complet, suivi de six mois à temps partiel. En 2014, 68,1 % des femmes (entre 15 et 64 ans) avec un enfant de moins de 6 ans travaillaient, taux supérieur à la moyenne européenne de 60,7 %, par rapport à 86,1 % des hommes dans les mêmes circonstances.

Interruptions de carrière

En se basant sur un programme d'interruption de carrière datant de 1985, le gouvernement belge a lancé un nouveau programme de « crédit de temps » en 2002 pour aider les employés du secteur privé à concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale. Ils reçoivent une indemnisation pour perte de revenus en fonction de leur âge et du nombre d'années pendant lesquelles ils ont travaillé pour leur employeur actuel. Quant aux employés du secteur public à tous les niveaux, ils continuent à bénéficier du programme d'interruption de carrière. En 2012 et 2015, le système a été réformé en raison de contraintes budgétaires. Il offre les options suivantes aux employés du secteur privé :
- interrompre leur carrière pendant quatre ans ou réduire considérablement leur nombre d'heures sans rupture de leur contrat de travail ou sans risquer de perdre leur droit à la protection sociale, pour élever leurs enfants, aider des parents malades ou pour reprendre des études, et réduire leur nombre d'heures de travail, généralement d'une semaine de 5 jours à une semaine de 4 jours, pendant un maximum de 8 ans, entre autres.

Congé de maternité

Les femmes ont droit à un congé de maternité rémunéré (de 15 semaines), ce qui est inférieur à la moyenne européenne de 23 semaines. Elles doivent obligatoirement prendre neuf semaines sur ces 15 après la naissance de l'enfant et au moins une semaine avant la date prévue de l'accouchement. Les prestations de maternité correspondent à 82 % du salaire pour les trente premiers jours et à 75 % pour les jours restants. Les pères ont droit à un congé de paternité de 10 jours ouvrables. Sept de ces jours sont pris en charge par la sécurité sociale à 82 % du salaire du père, jusqu'à un certain plafond.

Prestations familiales

Pour le premier enfant, une « allocation de naissance » unique de 1 223,11 EUR est versée, suivie d’une allocation de 920,25 EUR pour chaque enfant suivant (chiffres de 2014). Les « allocations familiales ordinaires » sont versées tous les mois et dépendent du nombre d'enfants, de leur âge et du statut professionnel des parents. Des allocations supplémentaires sont versées pour les enfants handicapés et les familles monoparentales. En 2012, les dépenses consacrées par le gouvernement aux prestations sociales destinées aux familles s’élevaient à 2,2 % du PIB, taux égal à la moyenne de l’UE de 2,2 %.

Égalité entre les hommes et les femmes

En 2014, 41,4 % des femmes travaillaient à temps partiel, soit plus que la moyenne européenne de 32,8 %, et le taux d’emploi global des femmes arrivait juste sous la barre des 60 %, réussissant tout de même à dépasser la moyenne européenne de 59,6 %. Le taux d’emploi des Belges en 2014 restait cependant inférieur à la moyenne de l’UE-28 : 61,9 % par rapport à 64,9 %, respectivement.

Accès à des services de qualité et d’un coût abordable

Éducation et accueil de la petite enfance

En 2013, 46 % des enfants de moins de trois ans et 98 % des enfants dont l’âge était compris entre trois ans et l'âge de la scolarité obligatoire fréquentaient des structures d'accueil officielles. Ces chiffres sont supérieurs aux moyennes européennes de 27 % et de 82 %, respectivement.

Prévention intégrale

En 2007, le programme de soutien parental de la région des Flandres a été officiellement adopté en tant que politique gouvernementale à travers un décret gouvernemental. Ce décret décrit le soutien parental comme « un programme de soutien parental de base, facilement accessible, destiné aux parents et aux personnes chargés de la garde d'enfants ». Ce nouveau programme de soutien parental s'adresse à toute personne qui a la charge d'enfants et de jeunes. La plupart des services offerts par le programme sont offerts à tous ceux qui y participent, mais certains ciblent tout particulièrement les familles vulnérables. Le décret énonce le cadre politique pour le soutien parental en Flandres et indique plusieurs niveaux de soutien : soutien au niveau local et régional, prestation de services par le biais « d'ateliers » parentaux, organisation de coordinateurs de soutien parental flamands, centres de soutien parental provinciaux et Expertisecentrum opvoedingsondersteuning (EXPOO), un centre prodiguant l'avis d'experts sur les questions d'éducation. En 2014, le programme de soutien parental a été intégré aux mesures de prévention sanitaire et psycho-sociale dans les centres locaux du réseau « Huizen van het kind » (maisons de l’enfance).

Le droit des enfants à la participation

Participation des enfants vulnérables

UNICEF Belgique a encouragé la participation active des enfants les plus vulnérables (mineurs étrangers, enfants handicapés, enfants vivant dans la pauvreté, pris en charge dans des unités de soins psychiatriques, entre autres) par le biais de son projet « Qu'en pensez-vous ? », afin qu'ils puissent exprimer leur point de vue et être pris au sérieux sur les questions qui les concernent. Les jeunes qui vivent dans la pauvreté ne pensent pas qu'ils sont pauvres ; ils se sentent exclus en raison de l'image négative que la société a d'eux. Ils ne sont pas la source des problèmes, mais ils font partie des ressources nécessaires pour les résoudre.
À partir d'expériences vécues, UNICEF Belgique a formulé plusieurs recommandations pratiques à différents niveaux. De plus, un manuel a été publié pour réaliser des projets en participation avec les enfants qui sont confrontés à la pauvreté.

Conclusion

UNICEF Belgique a récemment mis en garde contre l'aggravation des niveaux de pauvreté infantile en Belgique ; elle mentionne d'autres signes alarmants comme l'augmentation de la mortalité infantile, la baisse des taux d'alphabétisation et les difficultés d'accéder au marché du logement.

Un important défi au niveau institutionnel consistera à coordonner les efforts politiques et à créer un éventail de structures nécessaires, afin de soutenir les enfants accueillis dans des centres ou encore placés dans des familles d’accueil.

Les informations contenues dans le profil du pays ont été mises à jour en février 2016.

Innovation et excellence dans l'éducation (PIEO)

L'objectif primordial de l'initiative PIEO est de maximiser les résultats d'apprentissage, les acquis scolaires et le bien-être des étudiants dans un nombre limité d'écoles appelées « écoles à concentration ». Un objectif important est le transfert de l'expertise et des connaissances accumulées à l'ensemble du système éducatif flamand.

PIEO introduira des innovations à trois niveaux : l'environnement de chaque enfant, l'environnement d'apprentissage (la classe) et l'école (politique).

PIEO coopère étroitement avec les professionnels de l'éducation (écoles, enseignants et services conseils pédagogiques) et des initiatives existantes au niveau local. Les collectivités locales et autres acteurs communautaires participent au projet, qui fait l’objet d’un soutien et d’un contrôle scientifiques.

Une équipe de coaches en innovation et un responsable de processus supervisent le projet en coopération étroite avec les plateformes locales. Une équipe d'experts en recherche pédagogique et en gestion de l'innovation aident les écoles et les coaches pendant tout le processus. Un groupe de travail représentant toutes les parties prenantes dirige le projet.

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