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Les naufrages de l’Erika (1999) et du Prestige (2002) ont amené l'Union européenne à renforcer la sécurité maritime à travers différentes mesures législatives. Parmi celles-ci figure la création de l’Agence européenne pour la Sécurité maritime (EMSA) qui assiste la Commission et les Etats membres en matière de sécurité maritime, sûreté maritime et prévention de la pollution causée par les navires. A cette fin, elle veille à la bonne application de la législation européenne et promeut la coopération entre les Etats membres.

Dès ses débuts opérationnels, l'EMSA a contribué à l'évaluation des sociétés de classification reconnues par la Commission européenne et des centres de formation maritime dans les Etats tiers ainsi qu'à la vérification du respect des contrôles par les pouvoirs publiques dans les ports. De même, elle a amélioré les échanges d’informations entre Etats membres grâce à la tenue d’ateliers de travail. L’Agence a également mis en place SafeSeaNet, un système de suivi des navires transportant des cargaisons dangereuses ainsi qu'un dispositif permettant d’harmoniser les enquêtes après accidents.
Très vite, l’EMSA s’est vue confier (2004) une tache supplémentaire, celle de prêter main forte aux Etats membres en cas de pollution majeure. A cette fin, elle a affrété des navires anti-pollution qui, aux quatre coins de l’Europe, peuvent intervenir à la demande des Etats membres menacés par une pollution. Depuis Avril 2007, l’Agence a mis en place un autre dispositif, dénommé CleanSeaNet, qui permet grâce à des images satellites de prévenir très rapidement un Etat membre que des rejets polluants illégaux ou accidentels ont lieu près de ses côtes.
Le sommet européen du 13 décembre 2003 a fixé le siège de l’EMSA à Lisbonne. L’installation dans la capitale portugaise est effective depuis mai 2006.
Dernière mise à jour : 07 Juillet 2009
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